Café Singuliers
le coffee shop du 11e né d’une agence immobilière
Rue Titon, un café de spécialité, un bistrot de quartier et une agence de patrimoine partagent la même salle.
Café Singuliers est un coffee shop doublé d’un bistrot de quartier, installé 2 rue Titon dans le 11e arrondissement de Paris. Le lieu a été ouvert par le groupe immobilier Patrice Besse, spécialisé dans les biens de caractère, et l’agence occupe une partie de la salle. On y boit un café de spécialité torréfié par Plural Café, on y mange une cuisine de maison à l’accent italien, en journée du mardi au samedi.
- Adresse : 2 rue Titon, Paris 11e, entre Charonne et Faidherbe-Chaligny.
- Le concept : café, cuisine et agence immobilière dans un même espace ouvert.
- Le café : spécialité bio torréfiée par Plural, profil crémeux et chocolaté.
- Le bon créneau : fin de matinée en semaine, avant le service du déjeuner.
Café Singuliers, un café né d’une agence immobilière
Rue Titon, la vitrine ne ressemble pas tout à fait à celle d’un coffee shop. On y sert du café de spécialité et on y déjeune, mais on y trouve aussi une agence immobilière, installée dans la même salle sans cloison ni panneau de séparation.
Le lieu a été ouvert par Patrice Besse, fondateur du groupe immobilier du même nom, spécialisé dans les biens de caractère : demeures anciennes, propriétés régionales, maisons d’architecte, anciens bâtiments industriels ou religieux reconvertis. L’intention affichée est de faire cohabiter plusieurs formes de patrimoine dans un même endroit, l’immobilier avec le culinaire, l’artisanal et l’architectural.
Le mélange tient parce que personne n’est mis en scène. Un client passe consulter un dossier, un habitué du quartier commande un allongé au comptoir, une table travaille au fond. Ni le café ni l’agence ne font semblant d’être autre chose, et l’ensemble se lit comme un seul lieu plutôt que comme deux commerces qui se partagent un bail.
Un café de spécialité
Grains issus de l’agriculture biologique, torréfiés par Plural Café, sur un profil rond et chocolaté plutôt que sur l’acidité des torréfactions très claires.
Un bistrot de quartier
Cuisine ouverte, pain et focaccia faits sur place, carte d’inspiration italienne qui suit la saison. On y prend un café comme on y déjeune.
Une agence de patrimoine
Le groupe immobilier à l’origine du lieu y reçoit ses clients. L’activité reste visible, sans vitrine d’annonces ni cloisonnement du reste de l’espace.
La rue Titon et son quartier
La rue relie le secteur de la rue de Charonne à celui du boulevard Voltaire, dans un morceau du 11e resté résidentiel : immeubles anciens, quelques ateliers reconvertis, peu de circulation de passage. On peut passer devant l’adresse sans la remarquer, ce qui explique qu’elle se transmette surtout de bouche à oreille.
Côté transports, la station Charonne sur la ligne 9 est la plus proche, suivie de Faidherbe-Chaligny sur la ligne 8. La place Léon Blum et la mairie du 11e se trouvent à quelques rues, le marché d’Aligre et le Viaduc des Arts un peu plus au sud.
Le nom de la rue mérite un détour, d’autant qu’il rejoint le propos du lieu. Il vient de la Folie Titon, une propriété du XVIIIe siècle qui abrita la manufacture royale de papiers peints de Réveillon, disparue depuis. Un jardin public du quartier en porte encore le nom. Ouvrir un café tourné vers le patrimoine dans une rue baptisée d’après un domaine disparu n’était sans doute pas un hasard complet.
Un lieu pensé comme une maison
L’aménagement a été confié à Camille Besse, architecte-designer. Le principe se voit dès l’entrée : tout est de plain-pied, sans segmentation, avec le sentiment de circuler dans une maison plutôt que dans une enfilade de salles. Le mobilier a été dessiné sur mesure pour l’endroit.
La cuisine est ouverte, et cela change le rapport à ce qu’on commande. On voit l’équipe travailler, sortir le pain, dresser une assiette, monter une pâte. Une grande table sous verrière tient le rôle de table commune : c’est là qu’on s’installe seul avec un ordinateur, ou à plusieurs sans avoir réservé.
Un plan sans cloison rend la salle plus sonore aux heures pleines. Pour une conversation au calme ou un appel, mieux vaut viser le milieu de matinée ou la fin d’après-midi plutôt que le service du déjeuner.
Ce qu’on trouve dans la tasse
Le café vient de Plural Café, un torréfacteur de spécialité qui travaille des grains issus de l’agriculture biologique. Le profil annoncé par la maison est crémeux et chocolaté, à distance de la torréfaction très claire et très acidulée qu’on rencontre dans une partie du café de spécialité parisien.
La nuance a des conséquences directes sur ce que vous buvez. Une torréfaction claire met en avant l’acidité et les notes fruitées ou florales : passionnante en filtre, elle déroute souvent en espresso quand on a l’habitude du café de comptoir. Un profil plus rond passe mieux en tasse serrée et supporte mieux le lait, sans les pointes acides qui ressortent dans un cappuccino mal équilibré.
Un buveur de café classique ne sera donc pas dépaysé, tandis qu’un amateur de tasses très vives pourra trouver le résultat sage. Reste la constance, qui vaut souvent mieux que la rareté du grain : un café correctement extrait par une équipe formée reste préférable à une origine prestigieuse préparée à la va-vite.
La carte, une cuisine de maison avec un accent italien
Les fourneaux sont dirigés par Victoire Pfister, qui a construit la première carte avec le chef Thomas Coupeau, lequel l’a formée à la cuisine professionnelle. Elle résume sa ligne en une phrase : ce qu’on pourrait manger chez soi, en mieux. La formule est modeste, et elle décrit assez fidèlement l’assiette.
Beaucoup de choses sont faites sur place : le pain, la focaccia, les huiles infusées, les pâtisseries. L’influence italienne domine, avec un accent venu des Pouilles, ce qui oriente la cuisine vers des préparations courtes où le produit et l’assaisonnement font le travail. Une focaccia bien conduite, une huile parfumée maison, des légumes traités simplement : ce registre demande moins de technique visible mais beaucoup de régularité.
La partie sucrée a beaucoup fait pour la réputation de l’adresse, les cookies en particulier, cités par plusieurs palmarès de presse. Ces classements restent des avis de journalistes à un moment donné, pas une mesure objective. Ce qui se vérifie en revanche, c’est qu’une pâtisserie sort d’une cuisine visible depuis la salle, le jour même.
La carte suit la saison et les arrivages. Publier une liste de plats reviendrait à donner une information périmée quelques mois plus tard : l’ardoise du jour reste la seule source fiable.
Y aller au bon moment
L’adresse fonctionne en journée, du mardi au samedi. Selon le moment choisi, on ne trouve pas du tout le même endroit.
| Moment | Ambiance | Ce pour quoi c’est bien |
|---|---|---|
| Matin en semaine | Calme, salle peu remplie | Café tranquille, travail sur ordinateur à la grande table |
| Service du déjeuner | Salle pleine, rythme rapide | Manger, à condition de ne pas vouloir s’attarder |
| Milieu d’après-midi | Le calme revient | Pâtisserie, café, rendez-vous informel |
| Samedi | Public familial, affluence | Sortie de quartier, en acceptant d’attendre aux heures pleines |
Pour une première visite, une fin de matinée en semaine reste le créneau le plus simple : la salle est encore accessible, l’équipe disponible, et l’on saisit le fonctionnement du lieu avant que le service ne l’emporte.
Les jours et les créneaux d’ouverture bougent régulièrement dans ce type d’adresse, et les fermetures estivales sont courantes. Un coup d’œil aux informations publiées par la maison évite de traverser Paris pour une porte close.
Où se trouve Café Singuliers ?
Au 2 rue Titon, dans le 11e arrondissement de Paris, entre le secteur de la rue de Charonne et le boulevard Voltaire. Les stations les plus proches sont Charonne sur la ligne 9 et Faidherbe-Chaligny sur la ligne 8. La rue est résidentielle et peu passante.
Pourquoi une agence immobilière a-t-elle ouvert un café ?
Le lieu vient de Patrice Besse, fondateur d’un groupe immobilier spécialisé dans les biens de caractère. L’idée revendiquée est de réunir plusieurs formes de patrimoine au même endroit : bâti, culinaire, artisanal et architectural. L’agence occupe donc une partie de l’espace, sans cloison avec la salle.
Quel café y sert-on ?
Un café de spécialité issu de l’agriculture biologique, torréfié par Plural Café, sur un profil plutôt crémeux et chocolaté. Cette torréfaction convient bien à l’espresso et aux boissons lactées, et se montre moins acidulée que les cafés très clairs répandus ailleurs dans le café de spécialité parisien.
Peut-on y déjeuner ou seulement y prendre un café ?
Les deux. La cuisine ouverte prépare sur place le pain, la focaccia et les pâtisseries, avec une carte d’inspiration italienne qui évolue selon la saison. Le service du déjeuner remplit la salle : c’est le moment le plus animé de la journée.
Peut-on y travailler avec un ordinateur ?
Oui, surtout le matin en semaine, à la grande table sous verrière prévue pour cet usage. Pendant le service du déjeuner et le samedi, l’affluence rend l’exercice moins confortable, et occuper une table plusieurs heures aux heures pleines devient délicat.
Une adresse se juge rarement à son concept. Celle-ci vaut surtout parce que le café, la cuisine et le lieu sont traités avec le même sérieux, sans que l’un serve de décor aux autres.