Le zither
comprendre cet instrument à cordes et sa famille
Reconnaître la cithare, comprendre comment elle sonne et situer ses variantes, du modèle alpin au koto japonais.
Le zither, qu’on appelle aussi cithare en français, est un instrument à cordes d’un genre particulier : ses cordes sont tendues sur toute la longueur d’une caisse plate, sans manche, contrairement à une guitare. On en joue posé sur une table ou sur les genoux, en pinçant les cordes. Le mot désigne en réalité toute une famille d’instruments, du modèle alpin de concert au koto japonais.
- Le principe : des cordes sur une caisse plate, sans manche.
- Le jeu : posé à plat, cordes pincées aux doigts et au pouce.
- La famille : cithare de concert, autoharpe, koto, guzheng.
- L’écoute : musique alpine et le célèbre thème du Troisième Homme.
On croise parfois le mot « zither » sans bien voir l’objet qu’il désigne. L’image qui vient à l’esprit est souvent celle d’une harpe ou d’une guitare, alors que l’instrument est tout autre. Une fois qu’on l’a vu et entendu, on ne le confond plus.
Le zither, qu’est-ce que c’est au juste
Le zither est un instrument à cordes, mais d’une catégorie bien à part. Sa caractéristique tient en une phrase : ses cordes sont tendues d’un bout à l’autre d’une caisse de résonance plate, sans manche. C’est exactement ce qui le distingue d’une guitare ou d’un violon, dont les cordes courent le long d’un manche que la main vient presser.
En français, on l’appelle le plus souvent cithare. Le terme recouvre une idée simple : une caisse, des cordes posées dessus, et c’est tout. Pas de manche, pas de touche pour la main gauche comme sur un violon. Cette simplicité de principe explique pourquoi on retrouve des instruments de ce type un peu partout dans le monde, sous des formes très différentes.
À quoi il ressemble et comment on en joue
Devant un zither de concert, le modèle le plus répandu en Europe, on découvre une caisse de bois plate, souvent de forme asymétrique, sur laquelle sont tendues de nombreuses cordes. Toutes n’ont pas le même rôle, et c’est ce partage des tâches qui rend l’instrument à la fois riche et déroutant au premier regard.
Les cordes de mélodie
Sur la cithare de concert, quelques cordes passent au-dessus d’une petite touche. C’est là que se joue la mélodie, note après note, souvent avec un onglet glissé sur le pouce.
Les cordes d’accompagnement
Bien plus nombreuses, elles se pincent avec les autres doigts pour plaquer des accords. Elles forment le fond harmonique qui soutient la mélodie. Leur nombre varie selon les modèles.
Le jeu se fait instrument posé à plat, sur une table ou sur les genoux. Le son qui en sort est clair, un peu métallique, avec une résonance qui s’attarde. C’est ce timbre, à la fois délicat et un peu nostalgique, qui rend l’instrument reconnaissable entre tous.
Une grande famille d’instruments
Le mot « zither » ne désigne pas un seul instrument, mais toute une famille. Les spécialistes rangent dans cette catégorie tous les instruments dont les cordes sont tendues sur la longueur d’un corps, sans manche prolongeant la caisse. Vu sous cet angle, la famille est vaste et traverse les continents.
La cithare de concert d’Europe centrale en est le représentant le plus connu chez nous. Mais l’autoharpe, avec ses barres qui étouffent les cordes pour former des accords d’un seul geste, en fait aussi partie. Plus loin, le koto japonais, long instrument posé au sol, et le guzheng chinois, son cousin, reposent sur le même principe. Des instruments d’apparence très différente partagent donc une même logique de fabrication.
Où on entend le zither
Pour beaucoup, le zither évoque d’abord la musique traditionnelle d’Europe centrale et de l’arc alpin — Autriche, Bavière, régions voisines — où il accompagne chants et danses depuis longtemps. Son timbre y est presque indissociable d’une certaine ambiance de fête de village.
L’instrument doit aussi sa notoriété au cinéma. La musique du film Le Troisième Homme, sorti en 1949, est jouée à la cithare par le musicien autrichien Anton Karas, et ce thème entêtant a fait connaître l’instrument bien au-delà des cercles traditionnels. Ailleurs dans le monde, les cithares comme le koto ou le guzheng tiennent une place centrale dans les musiques savantes et populaires de leurs pays. Tendre l’oreille vers ces répertoires reste le moyen le plus simple de se familiariser avec la sonorité.
S’initier ou simplement s’y intéresser
Découvrir le zither ne demande pas forcément d’en acheter un. Le plus simple est de commencer par écouter : quelques enregistrements de cithare alpine, le thème du Troisième Homme, ou des pièces de koto et de guzheng suffisent à se faire l’oreille et à saisir la variété de la famille.
L’autoharpe est souvent citée comme une porte d’entrée accessible, car ses barres d’accords simplifient les premiers pas. La cithare de concert, plus exigeante, se travaille en général avec un professeur, tant la coordination entre mélodie et accompagnement demande de l’habitude. Dans tous les cas, mieux vaut voir et entendre l’instrument en vrai, dans un atelier de lutherie ou lors d’un concert, avant de se lancer.
Le zither gagne à être écouté avant d’être expliqué : c’est souvent en entendant sa résonance claire, le temps d’un thème, que l’envie d’en savoir plus se réveille.
Quelle différence entre un zither et une guitare ?
La guitare a un manche le long duquel courent les cordes, et la main gauche presse ces cordes pour changer les notes. Le zither, lui, n’a pas de manche : ses cordes sont tendues sur toute la longueur d’une caisse plate, et on en joue posé sur une table ou les genoux. Ce sont deux familles distinctes d’instruments à cordes.
Zither et cithare, est-ce la même chose ?
Oui. « Zither » est le mot d’origine allemande, et « cithare » sa traduction française courante. Les deux désignent le même type d’instrument, et par extension la même grande famille de cordes tendues sur une caisse sans manche.
Comment joue-t-on du zither ?
On le pose à plat, sur une table ou sur les genoux, puis on pince les cordes avec les doigts. Pour la mélodie, le musicien utilise souvent un onglet glissé sur le pouce, tandis que les autres doigts plaquent les accords sur les cordes d’accompagnement.
Où a-t-on entendu le zither au cinéma ?
Le cas le plus célèbre est la musique du film Le Troisième Homme, sorti en 1949, jouée à la cithare par Anton Karas. Ce thème a largement contribué à faire connaître la sonorité de l’instrument auprès du grand public.
Le koto et le guzheng sont-ils des zithers ?
Oui, au sens de la famille. Le koto japonais et le guzheng chinois reposent sur le même principe que la cithare européenne : des cordes tendues sur la longueur d’un corps, sans manche. Leur apparence diffère, mais ils appartiennent à la même grande catégorie.