Café Oz Austerlitz
le rooftop australien face à la Seine
Un bar perché sur d’anciens entrepôts portuaires de 1907 : ce qu’on y boit, ce qu’on y mange et à quelle heure y monter.
Café Oz Austerlitz désigne le rooftop de l’enseigne de bars australiens, installé depuis 2017 sur le toit de la Cité de la Mode et du Design, quai d’Austerlitz dans le 13e arrondissement de Paris. Ce n’est pas un café au sens français mais un bar de terrasse face à la Seine, avec des bières importées d’Australie et de Nouvelle-Zélande, des cocktails et une cuisine de bar.
- Un rooftop, pas un café : on y vient pour un verre en terrasse, pas pour travailler au calme.
- Sur un entrepôt de 1907 : les anciens magasins généraux du port de Paris, réhabilités en Cité de la Mode et du Design.
- Des lagers importées : bières australiennes et néo-zélandaises à boire très fraîches, plus des cocktails classiques.
- La fin d’après-midi pour la vue : la soirée pour l’ambiance, la nuit pour la musique.
Il y a une petite trahison dans le nom. On cherche cette adresse en imaginant une salle où poser son ordinateur devant un allongé, et on tombe sur un rooftop de bar australien installé sur le toit d’un ancien entrepôt portuaire, face à la Seine. Rien à voir avec un café, tout à voir avec un verre en terrasse.
De quelle adresse parle-t-on exactement
L’adresse, c’est le rooftop de la Cité de la Mode et du Design, quai d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement, sur la rive gauche. Le bar y a ouvert en 2017 et occupe le toit du bâtiment, avec une grande terrasse tournée vers le fleuve et une partie couverte.
Café Oz est une enseigne de bars australiens implantée dans plusieurs villes françaises, et chaque adresse a sa propre configuration. Celle d’Austerlitz a la particularité d’être un rooftop, ce qui explique l’écart entre ce qu’on imagine en lisant le mot café et ce qu’on trouve sur place. Ici, on vient boire un verre, manger sur le pouce et souvent rester tard.
Le décor tient la promesse australienne sans finesse excessive : bois massif, tôle ondulée, fûts peints à la main, planches de surf, fresques d’inspiration aborigène. C’est théâtral et parfaitement assumé — et cela fonctionne nettement mieux au coucher du soleil qu’en pleine lumière de midi.
Un bar posé sur d’anciens entrepôts du port de Paris
Le bâtiment vaut le détour, indépendamment du bar. Ce sont les anciens magasins généraux du port de Paris, construits en 1907 par l’architecte Georges Morin-Goustiaux pour stocker les marchandises qui passaient des péniches à la gare d’Austerlitz. C’est l’une des premières structures en béton armé de la capitale, et elle a été laissée brute, sans façade décorative — un choix rare à l’époque.
À la fin des années 2000, les architectes Dominique Jakob et Brendan MacFarlane l’ont transformée en Cité de la Mode et du Design, en conservant les dalles et les piliers d’origine et en greffant par-dessus une structure de verre et de métal vert vif. C’est elle qu’on repère de loin depuis les quais, et c’est sur ce toit que la terrasse est installée.
Autrement dit, on boit un verre sur un entrepôt de 1907 recouvert d’une greffe contemporaine. Peu de rooftops parisiens peuvent en dire autant, et la plupart des gens qui montent là-haut l’ignorent complètement.
Ce qu’on boit dans un bar australien
Le cœur de la carte, ce sont les bières importées d’Australie et de Nouvelle-Zélande — l’import se ressent sur l’addition, c’est le prix de la signature — complétées par des cocktails maison.
Ces bières ont traversé la moitié de la planète, et ce sont majoritairement des lagers claires, conçues pour être bues très fraîches sous un climat chaud. Elles se dégustent moins qu’elles ne se boivent, et c’est très bien ainsi tant qu’on sait ce qu’on commande. Qui cherche l’amertume complexe d’une bière artisanale sera déçu ; qui cherche une bière désaltérante face au fleuve sera servi. Côté cocktails, on reste sur des classiques de bar à fort débit plutôt que sur de la mixologie d’auteur, ce qui est cohérent avec un lieu de cette taille.
Un rooftop invite à enchaîner les tournées sans s’en rendre compte, surtout quand la soirée s’étire. L’alternance avec de l’eau reste la meilleure façon de tenir la distance, et la question du retour se règle avant la première tournée, pas après la troisième.
Ce qu’on y mange, et ce qu’il ne faut pas en attendre
La carte de nourriture reste une carte de bar : pizzas, burgers, planches à partager. C’est fait pour accompagner un verre à plusieurs, pas pour construire un dîner en trois services.
Dans ce registre, quelques principes valent mieux qu’une hésitation devant la carte. Les planches à partager sont taillées pour le nombre : une pour deux personnes suffit rarement, deux pour trois personnes finissent souvent en gâchis. Les pizzas sortent chaudes et se partagent bien, les burgers moins. Et sur une terrasse en plein air, tout ce qui doit rester chaud refroidit vite : mieux vaut commander au fur et à mesure que de tout faire arriver d’un coup.
Choisir son moment
lumière, météo, affluence
Un rooftop n’est pas un lieu, c’est trois lieux différents selon l’heure. La terrasse fait face à la rive droite, du côté de Bercy, avec le trafic fluvial en contrebas — ce qui ne se vit pas de la même façon à 18 h et à minuit.
Pour la lumière et la conversation
La lumière tombe sur l’eau, la terrasse respire, on entend son voisin sans forcer. C’est le créneau des retrouvailles à deux ou trois. En contrepartie, l’ambiance est encore calme et la programmation n’a pas commencé.
Pour l’ambiance de terrasse pleine
Musique plus présente, terrasse remplie, service qui accélère. C’est le moment où le lieu ressemble le plus à ce que promettent les photos. En contrepartie, il faut accepter l’attente au comptoir et le niveau sonore.
Pour le bar dansant
On bascule franchement du côté de la piste, avec la musique qui prend le dessus. En contrepartie, la vue passe au second plan et les conditions d’accès peuvent changer selon la programmation du soir.
Reste la météo, qui décide de tout. Une terrasse à ciel ouvert en bord de Seine prend le vent du fleuve, et une soirée douce en ville peut se révéler fraîche une fois là-haut. Une petite épaisseur en plus dans le sac coûte moins cher qu’une soirée écourtée. Quand le temps tourne franchement, la partie couverte absorbe une partie de la clientèle : le lieu ne ferme pas, il se resserre.
Y aller sans mauvaise surprise
L’accès se fait par les quais, côté rive gauche, à quelques minutes à pied de la gare d’Austerlitz, elle-même desservie par le métro et le RER. La montée sur le toit se fait depuis le bâtiment, ce qui surprend parfois ceux qui cherchent une entrée de bar classique sur rue.
Trois éléments bougent en permanence sur ce type d’adresse : les horaires, qui varient selon les jours et la saison ; les conditions d’accès en soirée, qui dépendent de la programmation ; et la disponibilité du lieu, une partie du site pouvant être privatisée. La page officielle de l’établissement reste la seule source fiable sur ces trois points.
Le reste tient à ce qu’on vient chercher. Le Café Oz du quai d’Austerlitz n’a jamais prétendu être une adresse gastronomique ni un bar à cocktails de connaisseurs : c’est une grande terrasse australienne au-dessus de la Seine, et elle est très bonne à ce jeu-là.
Le Café Oz d’Austerlitz, c’est un café ou un bar ?
C’est un bar, et plus précisément un rooftop. Café Oz est une enseigne de bars australiens présente dans plusieurs villes françaises ; l’adresse d’Austerlitz occupe le toit de la Cité de la Mode et du Design depuis 2017. On y vient pour un verre en terrasse ou une soirée, pas pour un café au comptoir.
Où se trouve-t-il exactement ?
Sur le toit de la Cité de la Mode et du Design, quai d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement de Paris, sur la rive gauche. Le bâtiment se repère de loin depuis les quais à sa structure de verre et de métal vert vif. L’accès se fait par le bâtiment, à quelques minutes à pied de la gare d’Austerlitz.
Qu’est-ce qu’on y boit ?
La carte tourne autour des bières importées d’Australie et de Nouvelle-Zélande, majoritairement des lagers claires à boire très fraîches, complétées par des cocktails classiques. C’est la signature de l’enseigne. Qui cherche une bière artisanale complexe se trompe d’adresse ; qui cherche une bière désaltérante face au fleuve est au bon endroit.
Est-ce qu’on peut y dîner ?
On peut y manger, mais dans un registre de cuisine de bar : pizzas, burgers, planches à partager, pensés pour accompagner un verre à plusieurs. Ce n’est pas une table de restaurant et cela ne s’en réclame pas. Sur une terrasse en plein air, mieux vaut commander au fur et à mesure plutôt que tout faire arriver ensemble.
Que se passe-t-il en cas de pluie ou de vent ?
Le rooftop comporte une partie couverte en plus de la terrasse à ciel ouvert : le lieu ne ferme pas quand le temps tourne, il se resserre. En revanche, le vent du fleuve rend les soirées plus fraîches que le reste de la ville, y compris en été. Une épaisseur supplémentaire dans le sac change la durée de la soirée.
Un entrepôt de 1907, une greffe de verre vert et des lagers du bout du monde : Paris a rarement empilé autant de couches sur une simple terrasse.